La Graine de... Lutte

Aéroports, fermes-usines, barrages, entrepôts, centres commerciaux... Les grands projets inutiles et dévastateurs prolifèrent en France. Face à eux, des collectifs de citoyens se mobilisent pour défendre leur environnement proche.

Mais Pourquoi continuer ? Qu’est ce qui pousse ces élus à porter des projets contre l’avis général, contre le bien commun ? et face à eux, que peut faire un simple citoyen contre cette idéologie de domination. Pourtant le 29 juin dernier E. Macron s’exprimait devant les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat, et annonçait entre autre : je suis pour la préservation des terres agricoles et contre l’artificialisation et pour un moratoire sur l’implantation de zones commerciales à l’entrée des villes..
A côté de ces discours unanimes, les projets d’implantations de plateformes logistiques XXL et autres projets gigantesques ne sont pas encore remis en question, au contraire pendant la crise du coronavirus le groupe Amazon a vu son chiffre d’affaire exploser : Le monde d’après serait-il le même, voire pire que celui d’avant ?

Nous souhaitons donner la parole à celles et ceux qui ne sont jamais concerté, Pour cela, dans un premier temps, nous irons à la rencontre de ces citoyens qui se battent, localement, chaque jour pour préserver leur environnement proche. Chaque épisode sera décliné sous la forme de mini-portraits, il sera consacré à un ou plusieurs militants, ceci afin de nous donner une mosaïque de personnages, tous différents et au travers de leurs récits révéler petit à petit les «mécanismes d’une lutte».

La protection du vivant

Dès nos premières rencontres puis les premières interviews, une seule question essentielle revient en boucle :
À l’heure où des crises environnementales, économiques, politiques, sanitaires et humanitaires se croisent et menacent jusqu’à la vie sur Terre, il est troublant de constater que nous ne faisons toujours pas de la défense du vivant une priorité.

Pour nous il est évident que ce changement ne peut s’opérer qu’en terme politique, tant nous sommes convaincues que le désastre environnemental est intrinsèquement lié à l’organisation politique de nos sociétés et que nous devons rapidement changer de paradigme.

Les portraits

Des portraits de femmes et d’hommes en résistance qui nous dévoileront les dessous de leurs luttes que l’on revivra par leurs récits.

Reporterre publie une carte de toutes ces luttes locales, réalisée avec Le Mouvement et Partager c’est sympa.

carte luttes.png

© Repoterre.net

Abonnez-vous

logoYouTube.png
Transport

Portée par Collectif RN126,

Le collectif PACT (Pas d'Autoroute Castres-Toulouse),

Le Collectif Stop Carrière Montcabrier 81

Autoroute A69

Castres (Tarn) - Toulouse (Haute-Garonne

Après 20 ans de bataille, l’autoroute A69, qui doit relier Castres et Toulouse, pourrait bientôt voir le jour. Ses partisans, le laboratoire Pierre Fabre en tête, ont obtenu gain de cause quand les propositions des opposants n’ont pas été considérées. Ces derniers dénoncent le prix de ce projet et ses conséquences écologiques.

Lutte1BN copie.png
Entrepôt

Lutte portée par Saint Sulpice active et citoyenne et le collectif "Stop Terra 2"

ZAC des Portes du Tarn

Saint-Sulpice-La Pointe

Buzet sur Tarn

Dans le Tarn, les habitants se mobilisent contre l'installation d'une plateforme logistique de 70 000 m2 sur la ZAC des portes du Tarn. Le projet de cette ZAC entraînerait à terme, un bétonnage de 200 hectares de terres agricoles et une atteinte à une centaine d'espèces protégées, notamment un petit rapace, l'Élanion blanc, qui se reproduit sur la zone. Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a dans un premier temps, rendu un avis défavorable à la demande de dérogation du constructeur en juillet 2019. Cet avis défavorable est le fruit d'un travail de terrain de plusieurs naturalistes dont Jacques Périno. Mais il faut rester vigilant car en janvier 2021, Les Portes du Tarn ont reçu un avis « favorable avec conditions » de la part du Comité National pour la Protection de la Nature (CNPN). 

Entrepôt logistique Belin-Béliet.png
Entrepôt

Lutte portée par la coordination "Touche pas à ma zone humide"

Entrepôt logistique

Belin-Béliet (Gironde)

Au sud de Bordeaux (Gironde), la communauté de commune du Val de l'Eyre souhaite installer un entrepôt logistique de 71 000 mètres carrés à proximité de l'autoroute A63. Avec à la clé une promesse de 300 emplois. Un collectif d'opposants s'inquiète des conséquences de l'imperméabilisation de 13 hectares de zone humides, des pollutions sonores et des particules fines dues aux passages des camions de logistique. Ils redoutent également des risques de pollution des eaux de la Leyre toute proche. Ils demandent un débat public pour que les habitants puissent prendre la mesure des enjeux humains et environnementaux liés à ce projet. 

Centre Commercial Val Tolosa.png
Centre commercial

Lutte portée par le collectif "Non à Val Tolosa"

Centre Commercial
Val Tolosa

Plaisance-du-Touch (Haute-Garonne)

VICTOIRE - Le permis de construire a été annulé. Val Tolosa est un projet de gigantesque centre commercial dans la banlieue ouest de Toulouse. Sur 44 hectares de terres agricoles, il prévoit
90 000 m² de surface bâtie, dont 61 000 m² pour un hypermarché et 160 surfaces commerciales. Les opposants dénoncent un projet inutile dans une région déjà bien dotée en surface commerciales ainsi que la bétonnage de terres agricoles.